apologie-du-courage
apologie-du-courage_4e

Apologie du courage

Ebook : 9.99 
Livre Broché : 20.90 

La France a été mise en panne par ses dirigeants politiques. En cause, leur conservatisme, dicté par leur absence de courage. Dans une époque incertaine, les Français ont peur du changement, ce qui est normal. Résultat : le pays stagne pendant que le reste du monde change. Il faut dire la vérité et s’attaquer aux racines des maux qui rongent notre vie de tous les jours, l’avenir de nos enfants et leur santé, notre sécurité, nos emplois, nos retraites. Nous proposons 56 solutions viables, qui ne requièrent qu’un peu de… courage !

UGS : N/A Catégories : , Étiquettes : , Auteur : .
Effacer
Extraits du livre

Extraits du livre

La France est aujourd’hui à la croisée des chemins, dont l’un mène au redressement et l’autre au déclin. Elle est en même temps au pied du mur qui pourra soit être celui des graves décisions à prendre, soit celui qui nous condamnera aux regrets éternels de notre grandeur passée.

Beaucoup de réformes doivent être engagées. Les politiques vont devoir faire preuve de détermination, de courage et de ténacité pour réformer de fond en comble l’organisation administrative du pays, rompre avec les pratiques d’endettement public, graver dans le marbre des principes de bonne gestion… le tout dans un pays qui ne déteste rien plus que le changement et les réformes, qui est pétri de corporatisme et dont les citoyens vouent un amour immodéré à un État auquel ils demandent continuellement des subventions mais qu’ils haïssent profondément lorsqu’il se révèle incapable de régler les petits ou grands problèmes de leur quotidien…

*-*-*-*-*-*-*-*-*

La rémunération d’un élu devrait, comme dans une entreprise, être fonction des résultats qu’il a atteints. Il peut s’agir de l’atteinte d’un équilibre budgétaire, de la réussite d’une réforme ou tout simplement du respect d’engagements pris en période électorale et sur la base desquels le programme était rédigé. Il peut aussi s’agir d’une réélection. Un candidat qui serait réélu serait ainsi supposé avoir mieux réussi que celui est battu pour cause de mauvais bilan. Il serait ainsi parfaitement possible que la moitié de la rémunération d’un élu lui soit versée sur une base mensuelle, et que l’autre moitié ne soit versée qu’en cas d’atteinte d’un objectif ou, à tout le moins, à concurrence du taux d’atteinte des objectifs.

*-*-*-*-*-*-*-*-*

Au niveau international, l’OIT estime que les dépenses sociales représentent 9 % du PIB mondial. En France, avec 670 milliards de dépenses publiques sur 2 000 milliards d’euros de PIB, elles dépassent 33 %[1]. (…) Nous devons néanmoins être raisonnables et observer la réalité : le niveau de qualité de notre protection sociale est bon, mais nous dépensons pour cela des sommes colossales. Nous dépensons 2 fois plus que certains pays, mais pouvons-nous pour autant réellement considérer que la qualité de notre protection est 2 fois meilleure ? Il est permis d’en douter. Nous pourrions pavoiser si nos rues étaient vides de toute forme de mendicité, si personne ne vivait sous le seuil de pauvreté, si nos quartiers dits « sensibles » n’étaient pas des ghettos dont personne n’arrive à s’extraire, et si les bénéficiaires du RSA parvenaient un jour à ne plus en être allocataires…

*-*-*-*-*-*-*-*-*

Ce qui discrimine au fond, ce n’est pas tant l’origine ethnique ou la religion que le chômage ! En période de croissance économique, chacun vaque à ses activités professionnelles, les enfants vont à l’école qui les forme aux métiers qu’ils exerceront plus tard…

Une période de crise est comme une marée basse qui met au grand jour les bateaux qui gisent au fond de l’eau. Lorsque l’économie ne suit plus, lorsque le travail se fait rare, lorsque la concurrence pour l’emploi devient aiguë, les différences deviennent criantes. La religion, la nationalité, la couleur de peau sont autant de facteurs de différenciation. Si les travailleurs sont relativement identiques, les chômeurs sont tous différents ; en d’autres termes, le chômage favorise la discrimination, qui peut conduire elle-même, en réaction, aux envies de radicalisation. Ces zones dites « prioritaires », où le taux de chômage s’établit à 24 % (45 % pour les 15-29 ans) contre 9,9 % (et 23 %) dans le reste du pays, où un ménage sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté (un sur dix ailleurs), où 39 % des habitants n’ont aucun diplôme à l’issue de leurs études (21 % dans les autres quartiers), sont en fait des zones de désespérance et peuvent mener à toutes les errances…

Source : les Échos du 13-10-14, « La France : 15 % des dépenses sociales mondiales ».

*-*-*-*-*-*-*-*-*

… Il est indispensable à la fois de renforcer la qualité des enseignements dispensés dans les premiers cycles scolaires et de systématiser les démarches de détection des cas qui peuvent nécessiter un suivi spécifique. Il est difficilement concevable qu’une société qui se prétend « évoluée » laisse sans état d’âme certains de ses jeunes citoyens sur le bord du chemin. Dans l’hypothèse où cet argument moral ne suffirait pas, espérons que l’analyse du coût induit par ces « dysfonctionnements » conduira à un peu plus de considération de ces personnalités atypiques, qui s’écartent de la norme. En effet, le coût d’un jeune qui a été formé mais abandonne en cours de route et se retrouve bénéficiaire à vie des minima sociaux excède certainement de beaucoup le prix que la collectivité devrait payer en s’efforçant par tous les moyens de l’accrocher au système et de l’aider à trouver sa voie. Il serait aisé de lutter contre cela en constituant des classes de niveau : les élèves en difficulté seront regroupés dans des classes à effectifs réduits (15 élèves) et dont l’accompagnement sera renforcé ; les meilleurs élèves seront au contraire rendus autonomes dans des classes de taille plus importante (40 élèves)…

*-*-*-*-*-*-*-*-*

Tout l’enjeu est donc d’avoir des idées et de les appliquer. (…) Les idées ne suffisent pas. Les idées tombent dans le domaine public aussitôt formulées. Les hommes politiques le savent bien, qui attendent une occasion publique pour lancer une idée en étant certains que le nombre de témoins présents permettra d’en revendiquer la paternité…

Non, ce qui fait la différence, c’est la mise en œuvre. Ce qui fera la différence, c’est la capacité d’un élu à faire ce qu’il a annoncé, ce qui suppose qu’il dispose de la méthode pour ce faire. Celui qui arrivera avec l’idée et la méthode de mise en œuvre, le tout accompagné des indicateurs permettant d’évaluer l’efficacité de la politique suivie, aura gagné.

Il faut donc une méthode mais aussi la ténacité et le courage qui vont avec. Car le cimetière des idées qui ont conduit à des réformes mort-nées est plein à craquer. La vie politique de ces dernières années est plus remplie de reculades que d’avancées. Et parmi les causes de reculades, la mobilisation du public constitue la raison majeure. Il est manifeste que l’État et ceux qui le dirigent échouent à mettre en œuvre les politiques qu’ils se sont échinés à définir, à discuter et à voter. À la moindre manifestation, le pouvoir exécutif recule, ce qui n’est ni normal ni tolérable

… Quoi qu’il en soit, ces observations empiriques militent pour que les hommes partagent le pouvoir et les fonctions de manière équitable. Ne serait-ce qu’à titre expérimental, il serait intéressant de voir si un pouvoir féminisé augmente réellement la rentabilité des entreprises ou réduit leur taux de licenciement à rentabilité constante, par exemple. Il serait tout aussi intéressant de voir ce à quoi ressembleraient des débats parlementaires dans un environnement un peu moins chargé de testostérone… Peut-être nous apercevrons-nous que l’homme est en réalité une femme préhistorique et que la femme représente donc un avenir sur lequel il est urgent de cesser de frapper, qu’il est indispensable de ne plus entraver, que ce soit à l’aide d’un voile ou d’un infranchissable plafond de verre…

*-*-*-*-*-*-*-*-*

 

Détails du livre

Auteur

Joël Pain

ISBN Ebook

979-10-326-0641-4

Version

Ebook Téléchargeable, Livre Papier

Format Livre

443 pages

ISBN Livre

979-10-326-0142-6

Les avis lecteurs

Avis

Il n’y pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “Apologie du courage”

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A propos de l'auteur : Joël Pain

Joël Pain

Joël Pain est né un 1er décembre 1967 à Lyon, où il a grandi et étudié (EM Lyon, IEP Lyon…). Son parcours professionnel (audit, direction d’entreprises…), ses activités associatives (lutte contre l’exclusion) et politiques (programme d’un candidat à l’élection présidentielle) l’ont amené à observer de près les dysfonctionnements de notre pays. Dans un esprit inspiré par de Gaulle, qu’il admire pour l’ensemble de son œuvre, il propose des solutions pour contribuer au redressement de la France.