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De père en fils, enfants gâtés du Périgord

Ebook : 9.99 
Livre Broché : 32.90 

Un jour ma mère me confia un manuscrit que mon père avait rédigé peu de temps avant de mourir. C’était sa biographie. Elle ne faisait que quelques pages. Son enfance en Périgord et les histoires qu’il racontait me revinrent alors en mémoire. Puis le texte s’arrêta… Pourtant, dans mes souvenirs l’histoire n’était pas finie.

Alors, me glissant dans sa plume, je repris le vieux papier et les albums de photos et poursuivis le récit en m’efforçant de ne pas trahir ses pensées.

En écrivant, les souvenirs lointains reprenaient vie. Je revivais les truculents récits qui animaient les longs moments passés en famille à table. L’ambiance, les repas copieux, la voix forte attisée par le bon vin et les tirades prononcées avec une intonation théâtrale : le décor était planté. Il ne manque à ce livre que la parole et l’accent périgourdin, qui donnerait toute la dorure et l’enchantement des mots et expressions utilisés.

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Extraits du livre

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Il ne restait qu’une vingtaine de kilomètres à faire. La circulation était calme et Pompon s’attarda à brouter l’herbe des bas-côtés. À la ferme, le soir venait de tomber, et on commençait à se faire du souci. Une fois rassasié, Pompon repartit en tirant la carriole à son gré. Il arriva sans encombre, à son petit train, et rentra dans la cour alors que Jules dormait toujours ! Lorsque ma tante le réveilla en le secouant vivement, il lui avoua s’être endormi à la colonne. Voilà le cadre de mes vacances à Pouzalimont, j’y vivais des instants formidables, une vie heureuse comme celle d’un enfant de la campagne, des bois.

La Colle, qui semble n’avoir rien compris à mes calculs, me dit : « OK ». Et nous repartons avec nos lampes torches. Le souterrain devient plus étroit, comme l’a dit le texte. D’après le plan il nous faut parcourir encore 30 mètres pour être sous le château et près de la bibliothèque. Après avoir presque rampé par moments sur une douzaine de mètres dans cet étroit passage, nous arrivons à une bifurcation. À droite un couloir qui descend abrupt vers sud-sud-est. En regardant le plan, je dis : « C’est le souterrain dont parle Charles dans le texte, je pense ! Il est vraiment trop étroit ! ». Alors nous continuons tout droit vers le château. Après encore dix mètres, le souterrain s’agrandit. Ouf ! La Colle et moi, nous pouvons nous mettre debout et reprendre notre souffle. Devant nous une petite salle voûtée en pierre et une vieille grille en gros fer forgé. Sur le côté deux grandes niches avec des caisses en bois recouvertes de poussière. L’une d’elles est légèrement entrebâillée. Je pose ma lampe. Nous avions amené une autre torche que nous allumons pour la placer à côté de la niche. Elle s’allume avec difficulté puis finit par prendre et éclaire maintenant la petite salle. Derrière la grille il y a un escalier en pierre ! Mais nous sommes attirés par les caisses en bois. À deux nous soulevons le couvercle de l’une d’elles. Oh ! Merveille ! Des vieux fusils à poudre noire emballés dans des chiffons gras.

Noté 5.00 sur 5 basé sur 3 notations client
(3 avis client)

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Les avis lecteurs

3 avis pour De père en fils, enfants gâtés du Périgord

  1. Note 5 sur 5

    Dorasamy

    A découvrir absolument cette belle histoire d’une famille du Périgord écrite avec simplicité et un talent narrateur proche de Proust…

  2. Note 5 sur 5

    tangui

    Une biographie romancée qui plaira à tous

  3. Note 5 sur 5

    Ramsamy

    A lire absolument, une belle histoire à découvrir

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A propos de l'auteur : Jean-Pierre Duquesnoy

Jean-Pierre Duquesnoy

Le père de cet ouvrage a vécu sa petite enfance dans une famille de paysans en Périgord aux alentours de Nontron, Thiviers, Sorges, les Eyzies... Bercé par les traditions rurales, il découvre l’arrivée de l’électricité, les nouvelles technologies et l’apparition de l’automobile. Arrive la guerre de 40, l’occupation, le maquis, les représailles, les délations, les tueries… forgent son caractère. Après la guerre, l’automobile, les courses de monoplaces dans les villes de province et l’huile de ricin sont à la mode. Affaibli par la maladie, mais désireux de laisser une trace de lui, il commença à dépeindre l’histoire de sa vie. Après sa mort, son fils découvre un vieux manuscrit inachevé sur lequel s’étalaient les souvenirs de son père. Chérissant les anecdotes de sa petite enfance, le fils endossa à son tour l’habit d’auteur et entreprit d’achever ce que le père avait commencé. Père et fils joignent alors leurs plumes et souvenirs pour offrir aux lecteurs le récit de ce qu’ils furent… deux enfants gâtés du Périgord.