La-métisse-bien-aimée_couv 1
La-métisse-bien-aimée_couv

La métisse bien-aimée

18.90 

Ce livre nous raconte l’histoire d’un jeune militaire corse affecté dans une unité de méharistes, basée à Fort-Lamy, en charge de surveillance des tribus nomades sud-sahariennes au « bon vieux temps des colonies » (entre 1936 et 1940). Le soldat français s’éprend d’une jeune nomade qu’il demande en mariage. La régularisation de cette situation obéit aux règles en vigueur dans la communauté et son engagement à les respecter nous fait traverser les différentes époques qui vont le conduire de sa mobilisation en 1940 jusqu’à la libération de ses obligations militaires en 1949. Père d’une petite fille métisse en 1937, il l’abandonne à la charge de sa tribu nomade et s’engage à venir la reprendre un jour prochain lorsqu’il sera en mesure d’en assumer la charge. Contrairement à bien d’autres situations semblables et surtout à de multiples abandons, notre jeune Corse tiendra ses promesses et assumera ses responsabilités de père jusqu’à la maturité de sa fille et au-delà.

Effacer
Extraits du livre

Extraits du livre

Dans notre mémoire, les ancêtres de la tribu nomade qui nous rassemble viennent en provenance de l’arrière-pays libyen, après avoir cheminé dans les déserts sud-sahariens du Tchad et du Mali.

Leurs générations successives ont vécu sans aucune autre propriété que les tempêtes ou les tornades de sable qui s’abattent régulièrement sur ces terres inhospitalières, auxquelles le soleil lui-même vient ajouter ses brûlures les plus violentes à longueur d’année.

Et pourtant, la vie des hommes y trouve un éphémère refuge, sans se lasser de parcourir ces immensités en y bravant le dénuement, la misère, la faim, la soif, toutes sortes de maladies et en refusant une quelconque forme de résignation qui pourrait prendre apparence de défaite ou d’abandon.

Ainsi les nomades du désert constituent une communauté à la fois conséquente en nombre mais surtout riche de valeurs humaines qui leur sont propres et leur assurent une structure éducative, sociale y compris économique, indispensable à leur survie permanente.

Le récit qui retient notre attention avait pour cadre la vie coloniale sous la domination française sous la IIIème République d’avant la Seconde Guerre mondiale et des premières décennies qui s’ensuivirent sous la IVème République.

Les méharistes assuraient le maintien de l’ordre de ces zones désertiques.

Le métissage y prenait différentes formes et l’aventure que nous raconte Laetitia exprime avec bonheur la maîtrise d’une fatalité que le cœur de l’homme peut toujours dominer.

 

« Avant que mon parcours n’arrive à son terme, j’ai eu envie de refaire le chemin et de dire enfin tout ce que je gardais jalousement et que je taisais depuis trop longtemps. »

 

… Tandis que passe le temps, j’éprouve l’impression de manquer d’air, de m’étioler comme une plante sans eau. Malgré tous les efforts accomplis de part et d’autre pour me faire oublier mes racines de nomade, je suis une étrangère dans Fort-Lamy, absente de cœur et d’esprit de ce nouveau cercle de famille mais toujours profondément attachée à ceux et celles qui restent ma tribu et aux dunes qui les protègent.

Sans intérêt à me conformer à cette vie nouvelle et sans volonté délibérée de m’afficher en rébellion permanente, je me demande à quoi vont me conduire toutes ces contraintes qui me sont imposées bon gré mal gré. On m’habille de vêtements qui ne me plaisent pas beaucoup, on me force à me tenir bien droite à table, à utiliser couverts, assiette, verre. Je dois respecter des usages totalement différents des miens. Malgré moi je ne peux m’empêcher de comparer une fois de plus…

On mange aussi bien sans tout ce matériel !

On dort aussi bien sur une peau de mouton ou un tapis que dans un lit haut perché, privé d’air par une moustiquaire !

On se promène mieux en méhari, à l’air libre qu’enfermé dans une voiture, si confortable soit-elle !

À dire vrai, ce mode de vie me déplaît bien plus qu’il ne m’attire…

5 sur 5 basé sur 1 vote client
(1 avis client)

Détails du livre

Auteur

Laetitia Laurelli

ISBN Livre

979-10-326-0039-9

ISBN Ebook

979-10-326-0538-7

Format Livre

166 pages

Version

Livre Papier

Les avis lecteurs
5 sur 5

1 avis pour La métisse bien-aimée

  1. 5 sur 5

    :

    Livre émouvant d’un père qui ne renie pas sa fille et fait tout pour lui donner une éducation et une vie professionnelle.

Ajouter un Avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A propos de l'auteur : Laetitia Laurelli- Hugues Fraysse

Laetitia Laurelli- Hugues Fraysse

Laetitia Laurelli a voulu rendre hommage à son père Jean-Pierre Guidicelli, jeune Corse méhariste au Tchad. Épris d’une jeune nomade, il la demande en mariage et Laetitia, petite fille métisse, naît en 1937. Il l’abandonne à la charge de sa tribu nomade et s’engage à venir la reprendre lorsqu’il pourra en assurer la charge. Notre jeune Corse tiendra ses promesses de père jusqu’à la maturité de sa fille et au-delà. A l’adolescence, elle regagne la famille corse de son père et poursuit ses études jusqu’au baccalauréat. Elle quitte alors la Corse, son père et Marseille pour trouver son avenir à Paris. Elle y découvre une vie toute nouvelle et y rencontre son futur mari, Cyprien, fils du député de Saint-Pierre-et-Miquelon.