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Le Miroir des ombres

Ebook : 4.90 
Livre Broché : 9.90 

Une fable de société,de la fantaisie,des personnages,leurs histoires et leurs caractères,des ambitions de vies et de pouvoirs,et des guerres concrètes et fantasmées de la terre au ciel, et des romances d’amours sublimés en plein drame.

Dans un monde,en son lieu et temps,de son unité,une société, un décor, et des gens vivent dans un calendrier,à 8888.En un pays,parmi plusieurs,dans l’univers,ciel aux étoiles illuminées,le pays pour sa nature,et les gens pour leurs histoires.Dans une fable,une société,aux ambitions variées,de son État déstabilisé par les joies,les peines et les sentiments.Des ambitions folles, des pensées et des actes, naît la tragédie en un chaos.La vie est renversée,le ciel explose,tandis que la mort menace encore,le symbolisme se répand sur terre, dans l’ordre du Miroir des ombres.

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Extraits du livre

Extraits du livre

Extrait 1 :

Voilà qu’il vient de naître, et un premier de l’An, de l’année 8888, parmi tout un monde, une ambiance, qui se vit, se suit dans les rythmes du calendrier. Et autour, ils chantent le divin enfant et s’enchantent de l’accueillir dans 8888. En fait, c’est qu’il n’est plus si jeune non plus, il est adulte pour s’assumer et, à 8888, pour découvrir et pour vivre. À 8888, c’est une société cadrée par son histoire, dans sa culture, à l’identique, et l’année passée est 8888, alors c’est toujours la mêmehistoire, non, c’est le format de vie, autant être informé. Et la veille, en fin d’année, les chosesallaient si mal, maintenant la société est en dette. Les pouvoirs, par leurs officiers, se lamentent, le peuple se désespère, mais au premier de l’An, à la place, c’est en fête qu’ils se réunissentpour se souhaiter la meilleure des années 8888. Et c’est dansles éclats de voix, de pétards que, dans la nuit, l’année 8888 brille encore, malgré l’année d’avant. Les bouchons qui sautent,les amoureux qui s’embrassent, tous ces inconnus qui se disent qu’ils s’aiment pour croire en l’avenir de 8888.À l’office des beaux discours, les régents font parler le poète :

« Alors, c’est peinéque je m’adresse à vous, le peuple, je comprends toute votre détresse, et j’en suis solidaire. C’est par un effort de masse que 8888 progressera, alors ils sont morts et ils nous manqueront tous, j’en suis convaincu, mais l’avenir est là, et je suis sûrque vous serez très heureux de les revoir l’année d’après. Et je souhaite à 8888 le meilleur avenir ! Mais pour suivre le cours, il faudra réformer. Les richesses et les compétences sont faibles tandis que les dépenses sont excessives, 8888 est en crise, nous sommes endettés, mes compatriotes, mes frères ! »

 

Extrait 2 :

Alors Omer Tas, le sénateur, les convoqua tous, mais en douce, en cachette. Et ils lui dirent :

« Eh, toi, tu veux sucer du pain sec au cachot ?

— Mais non ! Je veux être président !

— Alors il faut réagir, il faut faire de la politique.

— On ne l’a jamais fait, il y a trop de travail.

— Alors, mes amis, c’est fini, moi, je suis devenu moine aujourd’hui pour devenir cardinal. »

Il se retourne et leur montre sa nouvelle tonsure, car l’habit fait le moine.

« Aaaah ! C’est un chauve ! » dirent-ils en le montrant du doigt.

Mais à la suite de leur destitution, ils avaient perdu la raison, de leur État sinistre, ils devenaient fous. Mais Omer voulait vraiment changer de vie. En sortant le fromage du monastère puis en le mangeant, il leur dit encore :

« Pain blanc, pain noir, c’est un cours, mais il y a du neuf ici, au registre des arrivées figure un nouveau, autant le rendre fameux pour manipuler. »

 

Extrait 3 :

Quand sacerdoce et satiétédansent et s’emballent aux lumières des dieux, Omer Tas caresse sa statue. Pourtant moine, en pénitence, le repenti, il jouit de l’ambition, et il joue du pouvoir. Que le moine est contradictoire ! Toujours enchanté et charmé, parmi les femmes, aux étoiles, des bougies qui se consument, près des icônes, et les déesses qu’il pleure. Au passage de l’étoile filée, il rompt son dogme,il oublie et passe son essai en prière, aux quatre colonnes. Et il oublie encore et retire sa monnaie du bénitier, sans salut, ni maître, ce sont des leurres. C’est de son esprit qu’il prie le mieux, à l’appel de son cœur éphémèrepour l’éternel, ou d’une paresse et d’une avarice, qu’il cure au ciel, d’un temps lourd et caractériel, des caresses de la vierge aux griffes du lion, une vie qui tremble. Le moine médite son émoi pour les étoiles, et auprès de la lune, dans ses nuits, il doute encore et encore.

Dès la nuit, des cartes au ciel, l’astre croissant oriente au jour et condamne à l’azur des âmes damnées, et de l’au-delà surgissent des éclairs qui aveuglent. Dans sa prière le moine vacille, il ne tient pas sa foi, il construit son destin, et envisage l’épopée d’un empereur à l’assemblée. Mais il doit suivre le dogme et tenir le rôle du moine, puisque, enfin, il est ministre. Au soir, encore, près des vitres, la têtedans le ciel, il replonge et prie, et sa raison le trahit toujourslorsqu’il se dit qu’en tout, le doute subsiste. Et le père craint que le consentement ne le pousse à la faillite, et que, malgrétant de délices, la vie ne soit qu’une apocalypse. Et le moine prie son bon Dieu, dont il doute encore, il tremble dans sa vie, dans le dilemme de l’amour doux mais fou, et les conséquences d’une retraite, laissant la foi sans défense, sans contradicteurs face aux opposants. Et par la fenêtre, il voit alors le cortège souverain, et des gens en castes, le long des rues, pour la parade, en plein jour de soleil, où les rimes populaires comptent les plaies de sa guerre, d’une société malade et empestée de la rage des gens, qu’une nuit de prière, d’un moine, ne pourra jamais effacer. Et dans la maladresse du talion, le hasard suit son chaos. À la connaissance de la fable, d’une guerre et de ses passions, d’une nation décadente, de ses pulsions, et des poussières aux explosions.

De la belle diplomatie, le moine ne savait rien, et ne voulait rien apprendre. Son roi était inculte et influençable.De son parti, il ne voulait que la gloire, et profiter du pouvoir. Dans son règne, le moine craqua, et tendant le doigt au ciel, il ouvrit la matrice de la nature, qu’il détruisit. De tous ces miroirs, le moine n’en pouvait plus, il ne gérait rien. Il savait qu’aux axes cardinaux se trouvaient les pays, mais ne les connaissait pas. Et de l’ouest, un pays du miroir, venait la crise, et la vieétait peut-être plus simple ailleurs. Le royaume était au centre de huit empires. Et le moine brisa le miroir de l’ouestet, le tenant à sa main en sang, tourna sur lui pour affecter au miroir de l’ouestle miroir du nord-ouest, le miroir du nord, le miroir du nord-est, le miroir de l’est, le miroir du sud-est, le miroir du sud, le miroir du sud-ouest. Le moine remit le miroir en place, il venait de lire l’heure, il étaitneuf heures, et le moine se trouvait au centre, face au miroir. Et d’un miroir, il fit un miroir à huit facettes. Des miroirs qu’il observa et supplia pour espérer, pour invoquer, pour savoir. Il priait dorénavantses miroirs en sources de vérité. Et le moine en voulait plus,il voulait jouir de l’estime et de l’amour des gens, il voulait vivre parmi les richesses, il voulait incarner le culte de son ego, le moine rêvait de devenir un despote éclairé d’un empire conquérant. Aussitôt, il invita le miroir à facettes à la confession. À chacun, il demanda une illustration de leur État. Pour mieux savoir la vie du royaume, pour mieux gérer son ambition, pour déterminer la vérité.

À l’ouest, le miroir dit :

« La vie s’effondre, les cours baissent. »

Au nord-ouest, le miroir dit :

« La nature vit son printemps. »

Aunord, le miroir dit :

« De la glace qui piège au cœur. »

Au nord-est, le miroir dit :

« La terre se divise en parts. »

À l’est, le miroir dit :

« Une immensité collectivise des ressources. »

Au sud-est, le miroir dit :

« Le volcan explose et répand sa lave. »

Au sud, le miroir dit :

« Dans ces dunes vit l’éternité. »

Au sud-ouest, le miroir dit :

« Des cyclones marquent un mouvement. »

Les vérités des miroirs, si énigmatiqueset partielles qu’elles ne disaient rien, ou le lieu commun. Mais le moine affecta ces fragments aux cases de la matrice de vérité. De ses incantations et de ses mains, il secoua le procédé pour en extraire la solution.

 

│ a b │        │ e f │            │ i = ae + bg ; j = af + bh │

│ c d │        │ g h │           │ k = ce + dg ; l = cf + dh │

 

a = La vie s’effondre, les cours baissent.

b = De la glace qui piège au cœur.

c = Une immensité collectivise des ressources.

d = Dans ces dunes vit l’éternité.

e = La nature vit son printemps.

f = La terre se divise en parts.

g = Le volcan explose et répand sa lave.

h = Des cyclones marquent un mouvement.

i = ae + bg = La vie s’effondre, les cours baissent, au soleil, la nature vit son printemps, dans la nuit, de la glace qui piège au cœur, dans le feu, le volcan explose et répand sa lave.

j = af + bh = La vie s’effondre, les cours baissent, et à ce prix, la terre se divise en parts, des dettes, et de la glace qui piège au cœur de la monnaie, et des cyclones marquent un mouvement.

k = ce + dg = Une immensité collectivise des ressources,une fédération, la nature vit son printemps, en un culte, dans ces dunes vit l’éternité, de la mort, le volcan explose et répand sa lave.

l = cf + dh = Une immensité collectivise des ressources, une révolution, la terre se divise en parts, une guerre, dans ces dunes vit l’éternité, des combats, des cyclones marquent un mouvement.

 

De huit blocs de phrases, que le moine passa à la machine à calculer, il obtintquatre vérités universelles. Des vérités qui s’appliquaient aux objets, qui collaient à la vie, à tous les niveaux et à toutes les échelles.

Le moine devenait fou, il pouvait comprendre le présent, et calculer l’avenir. Des vérités décrivaient la guerre à l’ouest,la crise économique. Mais des vérités n’étaient pas encore connues : la naissance d’une fédération à spiritualité terrestre,la séparation de pays en fin d’empire, des révolutions populaires et des guerres entre armées.

Extrait 4 :

Le moine pouvait connaître son royaume et son monde, mais il voulut aussi le structurer pour le posséder et pour y régner. Il faisait nuit, le moine hurla au ciel parmi toutes ces étoiles, et il fendit l’univers de sa main et détruisit les étoiles. Il cria les dieux et les pouvoirs, ferma les yeux, écarta ses bras, et ouvrit un espace de la fissure. De cette porte, le tourbillon des treize structures de la vie apparut, le tourbillon tournait encore sur lui, et les treize ordres de la loi naturelle apparaissaient tour à tour de face. Des étoiles filantes dans le ciel menaient un bal mortuaire, les étoiles et le ciel explosaient pour disparaître enfin, dans la disparition de l’espace, d’une nature au ciel tombant, de la nébuleuse maléfique à l’ombre du soleil. Les miroirs de l’ombre, les nébuleuses, partout du reflet en terre, à des poussières éventées du ciel.

 

Extrait 5 :

La ville se trouve si laide qu’elle fuit désespérée, et l’ombre ne regarde qu’elle, au miroir de ses lumières, et la tour est effondrée, mais dans ce fracas-là, elle rejoint sa nuit, pour fuir ses ennuis. Si la ville meurt tout bas, regardant dans l’au-delà, elle ne soutiendra pas tous ces gens qui la comprennent,et pour finir ici, alors qu’elle est partie, car quand une ville se retrouve sans son âme, que le miroir se dérobe, l’ombre installe sa place. Et dans la haine, il prospère déjà, et ils sont meurtris, mais la ville est partie.

 

Extrait 6 :

La mort n’est jamais douce, pleure la tendresse et hurle endouce, mais le bonheur, au cœur, est damné, dans une course.Mais la mort n’attend pas, et le cœur périt tout bas, dans lessecousses en plein cœur, une entrave en couleurs, et la mort tire les cartes de la mort, dans l’enfer, des flammesaussi, une tragédie, et des insomnies de minuit, les macchabées,les corps décharnés, endormis, aux lacs des mille feux, dans la peur, de la faim et du bruit, sans lueur, et le galet tourne ici et là, dans l’eau rouge. Il est parti, et s’il pense au malheur, le chiffre treize se lance une fleur, de son trèfle parfumé, enrouléet emballé, et si la superstition s’empare du roi, son valet perd la foi. Et au palais, une princesse pleure, de ses vœux elle plume une fleur, et dans le chant, à l’agonie, la forêt hurle, un arbre parti de la flore. Le décor est embelli, et la source, de tous les malheurs, en folie. Le soleil rétrécit son cœur, mais que faire au paradis ? Dans des mots endormis, près du bleu, dans le ciel, des angespassent, dans le miel, et dans le sel de l’enfer, l’ordre de l’Icône tolère, dans le combat du cœur, des fléaux, sans douceur.

Détails du livre

Auteur

Julien FLORI

Version

Ebook Téléchargeable, Livre Papier

ISBN Ebook

978-2-36849-708-1

ISBN Livre

978-2-36849-708-1

Format Livre

87 pages

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A propos de l'auteur : Julien Flori

Julien Flori

Julien Flori est ingénieur et a étudié les sciences théoriques. Il a plus une sensibilité aux livres qu’un savoir littéraire,mais connaît des préférences pour les œuvres littéraires classiques. Il regarde les styles et les formes mais aussi l’univers d’un livre. Ici,où la vie et les arts se déclinent sous leurs facettes médias,des œuvres dans leur genre se révèlent par d’autres sens ou accès.