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Les francs-maçons et la chute du roi

Ebook : 9.99 
Livre Broché : 18.90 

Les historiens ont, parfois, attribué à la franc-maçonnerie une influence décisive sur la marche de la Révolution, jusqu’à avancer l’idée, parfaitement contestable, d’un complot ourdi dans les Loges.

En vérité, ce sont les « fils d’Hiram » qui, après avoir laissé leurs outils dans le Temple, ont porté les valeurs des Lumières qui entraient en « fusion » avec l‘idéal maçonnique, sans pour autant que des directives ne leur fussent données.

L’implication des francs-maçons dans le processus révolutionnaire a été essentielle, parfois déterminante, même s’ils n’avaient pas le monopole de la Vertu et de la Vérité, et, parfois même, ont pratiqué le Mal, et leurs opinions étaient divergentes, voire radicalement opposées.

La Révolution était inéluctable. Mounier dira, en 1801 : « Quand bien même il n’existerait plus un seul franc-maçon dans le monde, si ceux qui gouvernent ruinent leurs finances, mécontentent leurs armées, laissent introduire le désordre dans toutes les parties de l’administration, et rassemblent alors un grand nombre de députés du peuple, les révolutions seront inévitables. »

Dans la très grande majorité, les « Frères » étaient partisans d’une Révolution douce et sans effusion de sang, presque « tendre », voire même « romantique », mais, souvent, ils s’entre-déchireront.

En dehors de faits bien connus, aucun travail d’ensemble n’a, à notre connaissance, été fait pour déterminer, dans le contexte de l’époque, précisément et sans complaisance aucune, leur influence sur chacun des évènements qui ont conduit à la chute de l’un des derniers Capétiens.

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Extraits du livre

Extraits du livre

« Je me suis rendu, il y a plusieurs mois, dans un monastère du sud de la France, un lieu recommandé par mon fils Matthieu qui se destine au ministère apostolique. En me rendant à la salle des repas, j’entends une voix. J’imagine alors celle d’un moine récitant un psaume et m’en réjouis d’avance. J’entre et quelle ne fut pas ma stupéfaction en entendant une sono cracher une diatribe contre-révolutionnaire ! Tout le monde y passe, Marat et Robespierre, bien sûr, mais aussi Danton, Desmoulins et tous les autres. J’étais à la fois surpris et gêné. Comment, plus de deux cents ans après, pouvons-nous encore blâmer la Révolution dans un lieu de culte ? Certes, la « seconde révolution », populaire et sanglante, après la mort du roi Louis XVI n’a rien à envier aux révolutions les plus meurtrières du 20e siècle en Europe et en Amérique du Sud. Mais pourquoi remettre en cause la Révolution française dans sa globalité ? Je raconte l’anecdote à mon fils. Ce à quoi il me réplique : « Tout cela te met mal à l’aise, papa, parce que tu es franc-maçon et que les francs-maçons ont fait la Révolution et ont tué le roi ! ». J’ai donc voulu lui expliquer, sans complaisance aucune, ce qu’avait été précisément le rôle des francs-maçons dans la chute du roi. »

« Expliquer un événement « extraordinaire » comme la Révolution et la chute du roi par les comportements occultes d’une minorité, même fortement organisée, sera toujours une méthode simple, commode et populaire pour occulter une réalité qui peut déplaire et en masquer les causes réelles. Ainsi s’explique le succès du barruelisme décliné par les nostalgiques de l’Ancien Régime et autres « latomophages » pour reprendre l’expression de Daniel Ligou. Mais l’idée du complot maçonnique a laissé des traces que la discrétion naturelle des obédiences ne pourra pas effacer.

La Révolution était devenue inéluctable. Elle n’était pas une fatalité, même si de Maistre y voit la Providence et Bonald le Saint-Esprit. Elle se déclenchera à partir de conditions et de circonstances exceptionnelles, souvent complexes, d’un ensemble de causes politiques, sociales, intellectuelles et même spirituelles. Le royaliste Mounier observait en 1801 que les détracteurs de la franc-maçonnerie avaient « substitué à des causes très compliquées des causes simples et à la portée des esprits les plus paresseux et les plus superficiels ». »

Elle a détaché les hommes d’une souveraineté fondée sur la divinité et a fait du rationalisme une nouvelle foi. Dans le processus révolutionnaire, l’implication de certains francs-maçons, qui n’avaient pas le monopole de la Vertu et de la Vérité, et dont certains avaient même pratiqué le Mal, a été essentielle, voire déterminante. Mais, ils étaient, en grande majorité, partisans d’une Révolution douce et sans effusion de sang, presque « romantique ». « L’association [la franc-maçonnerie] est fort innocente, mais il y eut, dans le nombre immense des associés, un très petit nombre de scélérats », a dit Talleyrand. »

Détails du livre

Auteur

Pascal Marcilly

Version

Ebook Téléchargeable, Livre Papier

ISBN Ebook

979-10-326-0515-8

Format Livre

293

ISBN Livre

979-10-326-0016-0

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A propos de l'auteur : Pascal Marcilly

Pascal Marcilly

Pascal Marcilly a fait carrière au sein de plusieurs groupes internationaux, puis comme avocat au barreau de Paris et comme maître de conférences associé au sein d’une grande université parisienne. Il vit aujourd’hui en Bourgogne.