les-joyeux-marins-couv-face
les-joyeux-marins-couv-dos

Les Joyeux Marins

Ebook : 9.90 
Livre Broché : 20.90 

Vilmer Arango, ancien marin héroïque de la nation d’Anth, s’est retiré sur l’île tropicale de Taranga, loin au sud. Il reçoit une lettre d’un ami de longue date, Giorgis, resté sur le continent.
Le danger guette. Un péril qui pourrait entraîner tout Anth vers un désastre politique. Vilmer se lance donc dans une odyssée qui l’amène jusqu’à la ville de Grios, lieu où tout est en train de basculer.
Avec la complicité de ses anciens camarades et de nouvelles recrues, Vilmer part dans une drôle de guerre contre un ennemi sans scrupules, prêt à toutes les ruses pour s’emparer du pays tout entier.
« Les vieux héros sont de retour. »
Une aventure épique, légère, dans la bonne humeur.

UGS : N/A Catégories : , Étiquettes : , Auteur : .
Effacer
Extraits du livre

Extraits du livre

Premier extrait : Embarquement pour Grios :

Pages 29-30.

« Il descendit vers la plage, suivant un sentier sableux, puis longea la côte. Au fil de sa marche, il vit des vacanciers se baigner et prendre le soleil en masse.

— Ils ont raison, cette île est superbe.

Vilmer fila sur cette route bordée de cocotiers qu’il avait voulu éviter le jour précédent, et à partir de là, il ne lui fallut pas plus de cinq minutes pour arriver sur le bord du petit village en bordure de la plage. Une place encombrée de tonneaux et de valises donnait sur un ponton solide et long de plusieurs dizaines de mètres, qui s’étendait au-dessus de l’eau turquoise. Au bout se trouvait une plate-forme sur laquelle une rampe d’embarquement permettait de monter à bord d’un grand navire à trois mâts. Il distingua à bord de celui-ci des matelots vêtus de bleu, et dont certains portaient une sorte de coiffe de tissu pour se protéger du soleil. Les voiles blanches se trouvaient repliées pour le moment, et tout en haut du mât central une vigie admirait le paysage.

Vilmer se rendit compte que Réas arrivait sur sa gauche.

— Ah, monsieur Arango ! Je voulais vous souhaiter un bon voyage. Votre coffre est déjà dans votre chambre, demandez la clef à l’intendant. J’espère que le continent aura une meilleure image de Taranga après votre passage.

— Je vais essayer ! lui répondit Vilmer en le saluant de la main.

Il contempla la foule qui le dépassait, composée de touristes aisés et de porteurs de bagages. Au bout de la jetée, deux hommes en habits bleus surveillaient le petit escalier qui permettait de monter sur le pont. Il ne lui restait plus qu’à se lancer sur la longue piste et à embarquer pour Grios.

Il se retourna pour observer l’île, les plages surplombées par la montagne verte en arrière-plan, les mains des autochtones qui saluaient les partants, pour ressentir l’atmosphère chaleureuse qui s’en dégageait, l’odeur vive et omniprésente du sable chauffé par le soleil et de l’humidité ambiante, et il se promit d’y revenir dans un futur proche. En regardant à gauche, il aperçut son bar, légèrement surélevé par rapport au littoral, entre des palmiers plantés en rangs le long du chemin qui menait à l’océan, et Vilmer se félicita d’avoir un ami comme Jingo qui puisse en prendre grand soin lors de son absence. Le vieil homme finit par partir en direction du navire, s’aidant de sa canne pour prendre de la vitesse. »

—————-

Deuxième extrait : Un soir de croisière

Pages 93-94

« Vilmer prit le chemin de sa chambre dans les rires et la bonne humeur. Il salua avec le sourire ses camarades, ainsi que le vieux général Torban au moment d’ouvrir la porte de la 111. Il entra et aménagea la pièce : il tira les rideaux et ouvrit la fenêtre pour faire entrer l’air frais et le son des vagues s’écroulant dans la mer. Il se versa un verre d’Exotique, dont il gardait une bouteille sur une table de chevet au pied unique disposée le long du mur de droite, à l’opposé de la fenêtre. Il but en regardant l’océan à peine éclairé par la lumière orangée qui émanait de la bougie dont le chandelier reposait à côté de la bouteille, dans son dos. Il jeta un regard prudent sur sa valise, mais pour cette deuxième nuit à bord, il ne s’inquiétait plus de la sûreté et de l’intégrité de ses biens. Aucun voleur ne se cachait parmi ces braves gens, semblait-il : il faisait confiance à la compagnie et à l’honnêteté des autres passagers.

Le souffle de l’air venu du sud soulevait les rideaux et amenait une odeur agréable aux narines du vieil homme. Chaque journée le rapprochait de Vibald et encore plus de Giorgis, ses deux vieux amis qu’il lui tardait de rencontrer à nouveau après bien des années passées au loin sur Taranga. Comme chaque soir, il repensa à ses aventures en leur compagnie ainsi que de tant d’autres : retourner dans le grand monde le rendait heureux. Ces soirées à bord du navire, dont il appréciait à chaque fois le déroulement, lui faisaient retrouver la haute société, sphère qu’il n’était plus guère habitué à fréquenter, du moins en compagnie de tant de personnes. Lorsqu’il poserait le pied sur le port de la capitale du pays d’Anth, les choses seraient différentes : une vaste ville, de nombreux passants, une atmosphère plus lourde vu la menace qui y pesait sur son ami Giorgis, mais des retrouvailles qui compensaient largement les inconvénients du déplacement et du changement des habitudes. Vilmer s’endormit paisiblement dans un mélange de présent et d’avenir, à la fois dans sa chambre aux murs de bois chaleureux, et s’imaginant face aux foules et à Giorgis souriant, heureux de sa venue. »

—————–

 Troisième extrait : L’arrivée imminente de Vilmer.

Pages 168-169

« En une fin de journée paisible, alors que les rayons du soleil venaient de déserter le port de Grios, un officier de la police anthaise en uniforme bleu marine à boutons de métal foncé avançait en direction d’une porte de bois grise percée d’une large fenêtre. Au travers, on pouvait apercevoir un large bureau noir derrière lequel siégeait un homme de près de soixante ans, portant une moustache blanchissante et tombante qui recouvrait quasiment sa bouche. Il se tenait courbé au-dessus d’une foule de papiers et de documents officiels posés à la surface du bureau, et le sommeil paraissait le gagner un peu plus chaque minute. Une armoire imposante occupait l’espace derrière lui, contre le mur du fond. Le bruit des doigts de l’officier frappant le contour de la fenêtre l’alerta et il se redressa puis observa l’arrivant, un homme d’une quarantaine d’années, brun aux cheveux courts, avec un air sérieux. Celui-ci tourna la poignée ronde de la porte et ouvrit, puis entra dans la pièce avant de s’arrêter à deux mètres du bureau.

— Qu’y a-t-il, capitaine ? demanda l’homme à la moustache.

— Nous avons reçu un message du capitaine Valt, mon commandant, répondit le visiteur. Monsieur Arango arrive à nous.

Le visage du commandant s’illumina d’une expression de joie et de surprise.

— Tiens donc, Vilmer ! s’exclama-t-il avec le sourire. Jingo est-il avec lui ?

— A priori non, il semble être venu tout seul.

— J’en suis étonné, confia le commandant. Bon, nous devons agir. Quelles sont les informations communiquées par ce bon capitaine Valt ?

— D’après lui, au moment où il a envoyé cette note, il fallait une bonne semaine à son bateau pour arriver ici. Le pigeon voyageur vient tout juste d’arriver : cela nous laisse quelques jours pour prévoir la visite de Vilmer.

— Formidable, reprit le commandant. Il doit pouvoir débarquer en toute sécurité. Faites prévoir une garde supplémentaire. Qu’une troupe se tienne prête à l’arrivée du bateau, et que des rondes de surveillance soient organisées dans le quartier du port pour identifier d’éventuels individus suspects.

— Bien, mon commandant, dit le capitaine. Mais le reconnaîtrons-nous ? Je veux dire, il a peut-être changé d’apparence depuis sept ans…

— Oh, modéra le commandant. Un homme de soixante-trois ans, au teint légèrement hâlé, j’imagine, débarquant d’un grand navire de plaisance… Et s’il a encore sa petite moustache… N’ayez crainte, il ne pourra pas échapper à la vigilance de nos agents.

— Je l’espère, dit le capitaine avec une pointe d’humour.

— Et au fait, comment se passe la situation du côté de Giorgis ?

— Je m’y suis rendu tout à l’heure et tout allait bien.

— Bon, j’en suis ravi, dit le commandant.

— Je vais y retourner avec la relève pour m’assurer que la nuit se passera dans le calme.

— Je vous remercie de votre attention, capitaine.

— De rien, mon commandant, répliqua son adjoint avant d’abaisser brièvement la tête et de sortir du bureau. »

Détails du livre

Auteur

César Vega

Version

Ebook Téléchargeable, Livre Papier

ISBN Livre

9782368496541

Format Livre

412 pages

ISBN Ebook

978-2-36849-654-1

Les avis lecteurs

Avis

Il n’y pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “Les Joyeux Marins”

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A propos de l'auteur : César Vega