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Mondes parallèles

Ebook : 7.99 
Livre Broché : 18.90 

Comme certains fromages, l’Univers est bourré de cavités. Dans les vingt-trois nouvelles de ce recueil, on fait quelques incursions dans des mondes lointains, des mondes cachés et des mondes entrevus. Il se passe là des choses bizarres, quelquefois inquiétantes, mais le plus souvent cocasses. Il n’y a pas de quoi en faire un drame !

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Extraits du livre

Extraits du livre

Clic et Clac vont en voyage

« Ayant toujours le Soleil à ma droite, je volais à travers les étoiles. Et le troisième jour, j’étais déjà près du ciel. »

Lucien, Icaroménippe

On prétend que nous autres, les extraterrestres, nous ne songeons qu’à envahir les autres planètes par les moyens les plus violents ou les plus sournois. On dit que nous cherchons divers refuges en prévision du jour prochain où nos soleils deviendront des naines rouges et imploseront. Ce qui nous plongera dans l’obscurité et le froid absolus.

C’est pure calomnie. En fait, nous sommes pleinement satisfaits de notre logis et ne sommes menacés d’aucune expulsion imminente.

Simplement, nous travaillons beaucoup sur la planète Béta et nous manquons de distractions. Venez faire un tour chez nous, et vous me direz si c’est folichon !

Mais je m’écarte de mon sujet.

Donc, si nous faisons parfois des séjours sur d’autres planètes, c’est parce que nous sommes fatigués et que nous avons besoin de vacances. D’habitude, nous nous rendons sur des astéroïdes proches équipés spécialement pour accueillir des célibataires et des familles. Là, nous n’avons qu’à nous laisser vivre. Allongés sur des transats et les pieds dans le sable, nous contemplons, l’œil vague et le cerveau vide, les levers et les couchers de nos quatre soleils, en sirotant de la silice aromatisée. C’est très agréable, mais c’est un peu banal. Pour aller plus loin dans le cosmos, il faut être aventureux et avoir les moyens d’un long voyage qui n’est pas sans risques.

Clic et Clac étaient aventureux, mais ils n’étaient pas riches. Songez qu’ils ne gagnaient qu’un maigre salaire d’extracteurs de troisième classe. Si vous ne savez pas ce qu’est un extracteur de troisième classe, n’hésitez pas à me le demander ! Je vous répondrai, à l’occasion.

Et pourtant, nos amis s’étaient mis dans la tête d’aller passer six mois de vacances sur la planète Terre. Quelle drôle d’idée !

Chacun sait que la Terre, dont peu de gens ont entendu parler – et encore de façon confuse –, n’est pas chez les extraterrestres une destination touristique très demandée. L’endroit est mal connu et extrêmement pollué. C’est la raison pour laquelle cette planète, située aux confins de l’Univers, n’est desservie par aucune ligne de téléportation régulière. Le ministère de l’Intérieur a même fait savoir qu’il ne garantissait plus la sécurité des touristes dans ces régions. Les fonctionnaires compétents prétendent avoir perdu quelques touristes qui avaient commis l’imprudence de s’y rendre. Clic et Clac, qui n’étaient pas nés de la dernière pluie de météorites, trouvaient cela un peu fort de café. Avec tous les moyens de cosmolocalisation dont on dispose aujourd’hui, comment un touriste peut-il disparaître ? À la rigueur, on peut perdre un ou deux morceaux de touriste, mais pas un touriste tout entier ! À moins que les sauvages locaux ne soient extraterrestrophages… Je vous le dis, c’est du n’importe quoi !

Pour mieux s’informer sur leur destination, Clic et Clac avaient téléchargé dans le nuage de grosses données tout un tas de guides touristiques. C’est connu. Il faut en consulter beaucoup, car on trouve souvent dans un ouvrage ce qui manque dans l’autre. Au milieu d’un fatras inutile sur la géologie, l’océanographie, l’orologie, l’urologie, la vulcanologie, la sismographie, la mammographie, la biologie, le théâtre nô et la poésie des troubadours, ils avaient appris que la Terre est bourrée d’éléments oxydants qui agressent les pièces métalliques, endommagent les roulements et peuvent perturber les connexions.

« Renseignement pratique !!! écrivait le Guide du routard intergalactique. On trouve de l’huile de mauvaise qualité dans les magasins BP. Ces endroits (voir le plan ci-joint) sont aussi pourvus de fosses de vidange. Mais attention ! Les patrons ne sont pas sympas. C’est pas comme chez nous. Si vous voulez utiliser ces commodités, il faut payer ou alors effectuer votre vidange en douce. Encore un détail. Vous ne trouverez pas partout de la silice. Si vous ne voulez pas mourir de faim, vous avez intérêt à séjourner dans les régions appelées Sahara, Gobi et Atacama. Mais ne comptez pas sur les naturels du coin pour vous dire où ça se trouve. Ils sont pour la plupart complètement ignares. »

 

Détails du livre

Auteur

Imbert

ISBN Ebook

979-10-326-0676-6

Version

Ebook Téléchargeable, Livre Papier

Format Livre

287 pages

ISBN Livre

9791032601778

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A propos de l'auteur : Imbert

Imbert

Toute modestie mise à part, Imbert ressemble à Homère. Il est probable qu'il n'a pas existé et que c'est un homonyme qui a écrit l'Iliade. La biographie d'un personnage hypothétique est forcément un peu arbitraire. Imbert respecte trop ses lecteurs pour leur raconter des mensonges.