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Nocturna le songe de l’innocence

Ebook : 7.90 
Livre Broché : 20.90 

Nocturna raconte l’histoire d’une adolescente, en apparence ordinaire, dont la vie va brusquement basculer… En effet, Gladys va découvrir que toute son existence repose sur un mensonge qui a été créé de toutes pièces par son père, le redoutable Lucas Jouvenel. L’adolescente va s’efforcer de mettre à jour la vérité afin de percer le mystère de ses origines.
Il s’agit donc du récit d’une quête personnelle : une jeune femme décide de prendre sa vie en main, de retrouver un destin qui lui semblait perdu… Cette détermination lui permet de retourner à ses origines et d’affirmer ainsi son identité. Mais pour cela, Gladys doit affronter sa famille, particulièrement son père, qui lui avait tracé une autre voie. Elle lutte tout au long du récit contre elle-même, contre ses peurs les plus enfouies. L’adolescente parvient à les surmonter en se réalisant. Elle trouve ainsi sa place en rejoignant les siens, les Nocturniens, et sa vie goûte enfin à un équilibre qui lui paraissait inaccessible.

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Extraits du livre

Extraits du livre

EXTRAIT N°1

Donatella, l’air hébété, avait pris sa fille dans ses bras, dont des larmes d’incompréhension et de peur traçaient des sillons sur ses joues pâles. L’adolescente avait été profondément choquée : Ethan avait semblé dominer la conversation… Son ton paraissait menaçant. Gladys pressentit dès lors qu’un grand malheur allait s’abattre sur sa famille… Sans l’expliquer, simplement, elle comprenait, par ce simple échange, que son père l’avait écartée d’une partie de sa vie. A cet instant, l’adolescente écuma de rage : Ethan s’était-il servi d’elle pour approcher son père ? Et surtout… pourquoi ? De nombreuses questions restèrent suspendues à ces lèvres. Enfin, Gladys intervint. Brisant l’étreinte de sa mère, elle saisit le bras d’Ethan, forçant le jeune homme à revenir en arrière. Aussitôt, ses traits se détendirent et son père en profita pour disparaître dans le salon.

– Tu voudrais bien m’expliquer … ?

– Plus tard ! avait rétorqué Ethan, sur un ton des plus autoritaires.

Sans ajouter un mot, il se détourna de Gladys et quitta la propriété des Jouvenel… pour toujours. L’adolescente le regarda s’éloigner : elle eut l’impression qu’il la fuyait, elle et sa famille, sans toutefois comprendre. Alors, la jeune fille, dont le cœur était en train de voler en éclats, sécha ses larmes. Gladys ne pleurerait plus avant longtemps… très longtemps.

 

EXTRAIT N°2

– Quel pitoyable spectacle ! retentit une voix au loin.

Cette interruption suffit à rompre le fragile équilibre de l’instant. Le charme fut rompu et Gladys atterrit brutalement dans la réalité. C’était son père… En effet, Lucas Jouvenel se tenait sur le rocher, sur lequel débouchait la colline. Son expression exprimait la rancœur et l’amertume, pour avoir été dupé et avoir vu ses plans déjoués.

– Tu n’as tout de même pas sérieusement cru m’échapper, ma petite princesse ! susurra-t-il sur un ton mielleux. Il est absolument exclu que tu retournes là-bas. C’est pure folie ! Cette ombre t’a abusée, se radoucit-il. Rejoins-moi, lui enjoignit-il, ouvrant ses bras à sa fille.

Sans ciller, fixant son père droit dans les yeux, Gladys rétorqua instantanément :

– Il n’en est pas question.

– Très bien, si vis pacempara bellum, déclara-t-il, citant son adage latin favori. Ah !

Lucas sauta du rocher. Il roula habilement sur le sable et se précipita à la suite de Gladys et de son acolyte.

Paniqués, Lou et l’adolescente virent l’aube poindre dans le ciel. Déjà, des teintes rosées masquaient l’obscurité de la nuit qui s’achevait. Dans quelques secondes, Lucas les aurait rejoints. Ce fut alors que Lou lui murmura la solution, à l’oreille :

– Tu dois sauter dans l’eau, Gladys. Tu n’as plus le choix.

Mais Lou demeurait impuissant face à l’hébétude de la jeune fille. Il ne pouvait ni la contraindre à plonger, ni faire obstruction entre l’adolescente et son père.

En son for intérieur, elle était accablée : depuis ses sept ans, Lucas lui avait interdit tout contact avec la mer, ou même une quelconque piscine. De ce fait, son père s’était adroitement évertué à faire émerger une phobie aquatique chez sa fille. C’était précisément ce qui terrorisait Gladys à cet instant. La jeune fille se trouvait face à un mur, qu’elle ne savait comment briser. Soudain, une réflexion lui traversa l’esprit : c’était son père qui avait créé cette fausse peur… L’adolescente ne craignait pas l’eau… C’était une des rares choses capables de la soulager, lorsqu’elle se sentait stressée, ou bien en proie à une forte émotion. Et puis, Nocturna était à portée de main… Tout dépendait d’elle désormais.

Gladys prit le temps d’inspirer profondément. Son père n’était plus qu’à cinq mètres d’elle. Encore deux secondes, il l’attraperait, la retenant prisonnière dans ce monde d’humains, qui n’étaient que des étrangers pour elle, incapables de l’aimer, incapables de la moindre empathie à son égard. En un éclair, Gladys revit le dénouement de son amitié, qu’elle avait cru indéfectible, avec Jonathan et Léa. C’était une tromperie, une illusion, rien de plus. Dorénavant, Gladys ne se mentirait plus. Dans un sursaut d’instinct de survie, l’adolescente prit son élan. La main de Lucas Jouvenel, qui s’apprêtait à lui empoigner le bras, se referma sur le vide. La jeune fille courut : en quelques enjambées, elle se trouva sur le bord de la structure métallique. Alors elle plongea superbement, à l’instar d’une nageuse olympique qui n’a vécu que pour réaliser cette prouesse. Son corps s’arqua dans les airs, sa tête tomba vers l’avant. Elle étendit ses mains au-devant d’elle. Ses jambes se redressèrent, à la verticale.

Puis, telle une délivrance tant espérée, Gladys franchit l’écume de la mer ; celle-ci l’engloutit tout entière. Ensuite, tout ne fut que silence et soulagement. L’adolescente venait de pénétrer dans les eaux nocturniennes.

 

EXTRAIT N°3

« Je vais y arriver, s’encouragea silencieusement Gladys. Une dernière tentative… Cela va marcher ! » Puis, la jeune fille prit son élan et se jeta de toutes ses forces contre la paroi rocheuse qui délimitait l’espace exigu de sa chambre. Bong. L’effet fut immédiat : l’adolescente se cogna violemment contre le mur ; le choc la propulsa à terre. La jeune fille pesta contre cette maudite grotte qui la retenait prisonnière : le pouvoir des ombres lui échappait depuis qu’elle était ici. La cause en était la lumière nocturnienne qui imbibait la moindre parcelle de roche… L’adolescente en était convaincue : la magie lui reprenait sous l’eau ce qu’elle lui avait accordé pour sa survie sur terre.

Une douleur aiguë lui traversa l’épaule : Gladys y porta aussitôt sa main. Une légère égratignure recouvrit sa paume d’un liquide gluant et violet : son sang de Nocturnienne. La plaie cicatriserait rapidement… D’ailleurs, l’adolescente avait constaté que, lorsqu’elle se blessait, elle avait tendance à guérir extrêmement vite… En effet, depuis plusieurs jours déjà, la jeune fille s’entraînait : elle voulait réintégrer sa forme ombrale et pouvoir ainsi se promener librement dans sa nouvelle résidence, sans être obligée de subir la surveillance que lui imposait Nora, à toute heure du jour et de la nuit. En vérité, l’adolescente n’avait plus de notion du temps : elle ne savait si elle s’éveillait la nuit ou le jour… Elle se contentait de satisfaire ses besoins : dormant lorsque son corps ressentait de la fatigue, se nourrissant quand elle avait faim. Bien que Nora l’eût autorisée à siéger à table avec les autres habitants nocturniens, la jeune fille, qui au début s’en était réjouie, évitait cette compagnie à tout prix. Désormais, elle cherchait la solitude afin de mettre ses idées au clair. Voulait-elle vraiment demeurer avec eux ? Elle était traitée comme une bête curieuse, car même si Bastien, Jérémie et Emma se montraient gentils avec elle, ils n’en conservaient pas moins leurs distances. En outre, Nora et Ethan, depuis une semaine, ne s’adressaient plus la parole en sa présence… Ces deux-là semblaient la détester : dès qu’ils le pouvaient, ils fuyaient sa présence. Gladys n’en était pas blessée : elle ne connaissait pas Nora, elle ignorait tout de la jeune femme, hormis une partie de son passé. Perdre ses parents avait dû être une épreuve pour Nora, l’adolescente le devinait aisément. Sans compter qu’elle avait pris soin de sa sœur cadette, Emma. Cette dernière, à ce qu’en vit Gladys, avait un caractère bien trempé. Elle refusait l’aide de quiconque : tout ce qu’elle pouvait accomplir par elle-même, Emma le faisait avec une joie non dissimulée. En ces instants, le sourire de la belle et jeune Nocturnienne semblait envoyer un message à ses compagnons : « Je ne nécessite l’aide de personne… Je suis une guerrière. Suivez mon exemple. ». C’était étrange, mais l’adolescente entendait presque Emma lui murmurer ces phrases à l’oreille, lorsqu’elle prenait cet air déterminé et hautain. Quoi qu’il en fût, Gladys était lasse de jouer le rôle qu’on lui avait assigné : celui de la captive condamnée au mutisme, par peur d’être exclue.

Soudain, la jeune fille se releva, sans doute trop rapidement car un vertige la saisit, qui ne dura pas. Gladys frappa trois coups distincts contre la roche : c’était le signe d’appel dont elle avait convenu avec Jérémie et Bastien. L’adolescente attendit une minute, puis deux… Après cinq longues et interminables minutes, elle sortit de sa chambre. Marchant doucement, prenant garde de ne pas faire de bruit. Elle se laissa guider, au hasard de ses pas. Lorsqu’elle s’arrêta, la jeune fille se situait à l’extrémité ouest de la caverne. C’était la partie qu’elle n’avait jamais eu l’occasion d’explorer. C’était aussi à cet endroit que se situaient les deux ouvertures dans le sol, laissant apparaître l’eau magnifique, de par les reflets bleus et argentés qu’elle renvoyait sur la paroi rocheuse. Néanmoins, Gladys ne s’attarda point : elle n’était que trop consciente du pouvoir hypnotique de l’eau sur son esprit. L’adolescente continua son chemin. Après quelques pas, elle ne put plus avancer : la caverne s’arrêtait ainsi. Un massif bloc rocheux obstruait la grotte… Cela avait dû être une sortie : par la façon dont la roche ressortait, cela signifiait clairement que le bloc avait été placé là intentionnellement. Alors, naturellement, sans prêter attention à ce qu’elle faisait, Gladys leva son bras droit, qu’elle approcha lentement avant de poser sa main sur le bloc. Quelle ne fut sa surprise de constater que le bloc n’existait pas… En effet, c’était un trompe-l’œil, remarquablement bien réalisé… Mais lorsque Gladys toucha ce qu’elle pensait être de la roche : le mur parut reculer… « Un rideau, comprit l’adolescente. C’est un simple rideau… Celui ou celle qui l’a conçu a été très astucieux… Mais l’illusion, aussi efficace soit-elle, prend fin un jour ou l’autre… Ce jour est arrivé, songea la jeune fille, avec une certaine fierté. » Prudemment, elle franchit le rideau : il masquait l’entrée d’un escalier en colimaçon. Gladys prêta l’oreille, cherchant à détecter le moindre bruit susceptible de révéler une autre présence que la sienne. Rien… Le passage demeurait silencieux. Alors, réprimant l’exaltation qui la faisait frissonner, à l’instar d’un enfant qui brise un interdit formulé par ses parents, l’adolescente s’engagea dans l’escalier.

 

4.67 sur 5 basé sur 3 votes client
(3 avis client)

Détails du livre

Poids 0.200 kg
Auteur

Amélie Jeannot

Version

Ebook Téléchargeable, Livre Papier

ISBN Livre

978-2-36849-193-5

ISBN Ebook

978-2-36849-194-2

Format Livre

382 pages

Les avis lecteurs
4.67 sur 5

3 avis pour Nocturna le songe de l’innocence

  1. 5 sur 5

    :

    J’ai passé un très bon moment à lire « Nocturna »… L’héroïne, Gladys, est très attachante et l’on est rapidement pris par l’histoire… Un beau roman !

  2. 5 sur 5

    :

    Un super roman !!! L’intrigue est sympa, le suspens présent…. Je l’ai lu deux fois déjà !

  3. 4 sur 5

    :

    Merci pour ce superbe roman.
    Pour un premier roman Bravo Amelie, j’ai aimé!!

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A propos de l'auteur : Amélie Jeannot

Amélie Jeannot

Amélie Jeannot commence à écrire à l’âge de quatorze ans. Passionnée de littérature fantastique autant que de théâtre classique, elle s’adonne à l’écriture pendant son temps libre. Fascinée par les univers oniriques tels que ceux créés par J.R.R. Tolkien, ou encore les nouvelles fantastiques de Guy de Maupassant, Amélie Jeannot tire son inspiration de ces univers. Etudiante à Sciences Po, pour elle, l’écriture est aussi un moyen de décrire les relations humaines et leurs évolutions, ce qui est le plus intéressant. Nocturna est aussi le roman qui décrit le passage de l’adolescence à l’âge adulte.