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Une femme sans histoire

Ebook : 9.99 
Livre Broché : 16.90 

À partir de quelques photos et de rares témoignages, une petite-fille essaie de reconstituer la vie de sa grand-mère. Elle veut rendre hommage à une héroïne de la vie ordinaire qui a traversé le vingtième siècle sans faire d’histoires. Elle montre la place que les gens simples et humbles occupent dans notre société et l’héritage qu’ils laissent au cœur de leur descendance. Par un travail de mémoire, selon le philtre de ses propres émotions, elle veut par l’écriture prolonger la vie de ceux dont on ne parle jamais.

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Extraits du livre

Extraits du livre

Une mouche bourdonne. La chaleur épaisse et sèche de l’été assomme l’après-midi. Tout est silencieux dans la maison, même le tic-tac de la pendule qu’on n’entend plus depuis longtemps parce que son carillon répète tous les quarts d’heure sa mélodie de quelques notes, toujours les mêmes. Pépé est assis à sa place immuable à table. La toile cirée doit être restée collante dans son coin râpé puisqu’un envol de mouche le libère à son geste énervé. Il regarde mémé, assise aussi, à côté de lui, sur la chaise qu’elle occupe à sa droite. Elle tricote sa chaussette éternelle. Plutôt elle tricotait car les aiguilles se sont immobilisées sur ses genoux. Elle les tient toujours mais la laine ne bouge plus. Son menton descend comme en glissant vers le premier bouton de sa blouse. Derrière ses lunettes posées en équilibre sur le bout de son nez, ses paupières se sont fermées. Un relâchement semble adoucir le creux de ses rides. Mais alors un sursaut, presque une secousse : ses yeux s’ouvrent ; elle se redresse ; ses doigts recommencent leur danse.

C’est qu’elle a bien mal dormi cette nuit encore. Il ne tenait pas en place dans le lit étroit où le trou du matelas attire les deux corps qui y dorment, immanquablement. Comment pourrait-elle trouver le repos quand il a mal aux jambes ?

« Tiens donc ! Les fourmis ?

— Non, les aiguilles.

— Eh ben, lève-toi alors. Marche… ça ira mieux de marcher un peu. Au lieu de labourer les draps.

— Oui, t’as raison. Lève-toi. Masse-moi les jambes. »

 

Il la regarde encore, dur. Elle a ralenti les mouvements des aiguilles. La pelote a glissé, roulé un peu, jusqu’à ses pieds à lui. C’est une boule de laine écrue, de la couleur des chaussons que je lui ai demandé de tricoter pour moi. C’est de la laine de récupération, alors la pelote est bien ronde, bien serrée. Elle a buté contre la pantoufle de pépé et s’est arrêtée là. Le carillon chante trois heures. Dans la cour la poussière sent le chardon. Un nuage de pellicules claires dessine un angle de lumière dans l’embrasure de la porte ouverte. Il fait si chaud que tout paraît immobile, même le bourdonnement des mouches. Une spirale hideuse de leurs cadavres collés pend devant la fenêtre. Les volets sont en triangle, retenus par l’espagnolette. On entend les pas de l’épicier voisin dans le passage. Il revient, ressortant de la grange avec une bonbonne de gaz sur un diable qu’il pousse jusqu’au magasin dans un bruit de ferraille qui égratigne le silence. Elle a rouvert les yeux, a repris ses gestes de tricoteuse.

 

Elle a refermé les yeux. Il lui donne un coup de coude sur le bras. « Dis, la vieille, tu vas pas dormir à c’te heure ! »

(…)

Je voudrais savoir pourquoi mémé ne veut pas parler de ce qui a le plus noirci sa vie. Je ne le saurai jamais car maintenant elle n’est plus là et quand elle vivait, je n’ai jamais osé la questionner là-dessus, fidèle à l’interdit prescrit par maman.

 

Il y a tant de morts dans la vie de mémé, ma mémé toute petite et toute noire. Pourtant, je ne peux pas retrouver son histoire. Aucune lettre. Très peu de photos, la plupart totalement muettes : les lieux et les visages ne sont plus que des fragments anonymes, perdus dans des espaces ignorés. Je ne dispose pour la voir en mouvement, quand elle est déjà très âgée, que de quelques secondes d’un film tourné par un ami de la famille que mon frère a depuis su numériser.

 

C’est une femme sans histoire, comme on peut le dire à double sens. Son destin se perd dans l’émiettement des souvenirs de ceux qui l’ont connue et qui disparaissent peu à peu. Mais je suis son héritière, éperdue de reconnaissance et d’amour car elle incarne pour moi la féminité aimante et douce, la force discrète d’une vie de labeur, sans mots.

Je n’ai donc pas assez d’informations pour écrire ce qui ressemblerait à une biographie. Une page suffira pour les rassembler.

 

Elle est née le 25 août 1898 à Servilly dans l’Allier. Elle se nomme Madeleine. Elle est la fille de Claude Lecoin et de Berthe David. Sur sa carte d’identité (n° 302 faite à Saint-Rémy en 1942), on peut lire qu’elle est cultivatrice, qu’elle mesure un mètre cinquante, que son visage est ovale, son teint mat, ses cheveux bruns, son front droit, ses yeux gris, son nez droit, sa bouche moyenne, son menton moyen. Signes particuliers : néant !

 

J’ai retenu, appris, compris, qu’elle avait deux sœurs et deux frères, que sa maman est morte quand elle avait trois ans. Sa sœur Louise avait cinq ans. Elles ont été placées toutes les deux dans une famille d’accueil. La sœur aînée, Antoinette, a dix ans de plus qu’elles. J’ai su qu’elle travaillait dans un hôtel de Vichy quand elle s’est mariée, plus tard.

 

Entre la mort de la mère et ce mariage, je ne sais rien. On ignore tout aussi de la vie vécue par Madeleine et Louise dans leur famille d’adoption. Cela me paraît aujourd’hui incroyable que rien ne soit resté dans la mémoire familiale, de cette dizaine d’années au moins pendant laquelle mémé s’est construite. Comment concevoir qu’elle n’en ait jamais parlé à ses propres enfants, ni à moi, sa petite-fille, quand je fouinais pourtant avec insistance dans ses souvenirs ? Comment imaginer que maman n’ait rien appris ou rien retenu de l’enfance puis de l’adolescence de sa propre mère ? Comment comprendre que mémé ait tu ces années d’apprentissage qui sont, dans notre époque, fondatrices de la personnalité, la matrice même de l’existence qu’on connaît ?

 

Je ne réalise qu’avec une imagination effrayée qu’elle a dû être suffisamment muselée ou malheureuse pour renoncer ainsi à raconter, commenter, interroger, ou simplement transmettre son héritage. Comme le conclut maman quand je me questionne : « Tu sais, mémé ne parlait pas beaucoup… ».

 

Alors j’imagine…

 

(…)

 

Son père était scieur de long.

 

Il part à pied, toujours à pied, la musette au dos. Il faut aller gagner le pain quotidien de ferme en forêt.

C’est un matin particulièrement frileux d’octobre. Il vient d’embrasser sa Louison et Mado, sa plus petite, si petite, qu’il la tiendrait encore dans le creux de sa main. Jamais il n’a osé caresser la peau lisse de ses cuissettes mignonnes… Comment faire pour poser doucement une pogne rugueuse de bûcheron sur un corps si fragile ? Et puis c’est pour les femmes ces savoirs-là. Lui il doit partir pour cogner à la hache les arbres qui chaufferont les autres. Ah ! Il a le cœur bien durci de penser qu’il ne les verra plus. Peut-être à Noël. La Francine chez qui il a dû les laisser a dit qu’il pourrait leur faire une visite ce jour-là, que ce serait pas mal de passer avant la messe ou même après le repas, s’il pouvait s’arranger, qu’il n’y aurait pas de mal à ça.

Mais il sait bien déjà que c’est fini ça… que c’est fini le temps où il rentrait à la maison, éreinté, pour se réchauffer au ventre de sa Berthe. C’est fini ces matins froids où il se serrait contre elle encore un peu avant de sortir de sous l’édredon. Plus jamais il ne laissera poser son bras sous le chaud de la plume pour s’attarder encore un peu au flanc de sa compagne, sa compagne des bons repos, ces repos d’homme fourbu qui vous fabrique un enfant après le lourd sommeil. Elle en est morte cette fois, c’est sûr. Encore un, c’était trop. La sage-femme l’avait bien dit. Il n’aurait pas dû. Si on pensait dans ces moments-là…

Une écharpe de brume s’étire et s’échappe au-dessus des arbres déjà roux. Claude grelotterait s’il s’écoutait. L’hiver sera long. Quand on n’a plus d’espérance, on supporte moins le froid.

Il faut battre le pavé pourtant avant d’aller abattre sa peine.

Son sort à lui c’est de couper les arbres. Il faut partir. Pardi ! Les arbres ne poussent pas dans les jardins. Il faut aller à la taille, trouver le maître qui a besoin d’éclaircir… Il faut s’y atteler à la tâche… Il est droit et solide l’arbre que le jour condamne, elle est étouffante sa poussière jaillie de la cognée, mais il en aime l’odeur. Il aime se cogner aux nœuds de son âge. Et puis il y a le duo des hommes accordés à la scie, son mouvement têtu. Il y a la chopine de vin qu’on se partage pour oublier la soif et gonfler le ventre en attendant le morceau de pain et l’oignon cru. La vie continue. Il faut bien.

Il n’entend plus maintenant que le tapement régulier de ses sabots sur la route. Toutes les cheminées sont derrière lui. Il paraît qu’on embauche à la scierie.

 

(…)

Un autre de ces menus moments, qui me revient, intense, de grande saveur, c’est celui d’après l’orage. Je nous revois sur le seuil de la porte, tous. Nous allions d’un même mouvement observer la transformation du dehors. Mémé jetait tout de suite un œil sur ses géraniums, alignés sur deux rangées, à gauche, devant les fenêtres des chambres. Quelques briques, une planche de bois mettaient en hauteur les pots de derrière. Pépé s’apprêtait à descendre au jardin, pour voir, et se dirigeait vers le passage, évitant les flaques d’eau dans la cour, en les contournant. Ma sœur allait vers les poules. Je l’entendais les appeler, tandis qu’elle ouvrait le portail en bois noir, quelques planches qui se croisaient autour d’un grillage et d’un verrou, entre le mur de la cave et celui de la chambre de mes parents. Cette porte bricolée coupait l’espace extérieur en deux cours distinctes, la basse-cour au sens propre, et celle qui s’étendait devant la façade de la maison.

 

Je restais sur le pas de la porte, saisie par la nouvelle odeur de l’air. La cour n’était pas pavée comme aujourd’hui. Elle laissait remonter dans son sable mouillé tous les parfums enfouis dans le ventre de la terre. C’était une odeur capiteuse dont je ne savais si elle gouttait avec les perles de pluie qui tombaient encore, paresseuses, des branches du lilas, à l’angle du cuvage, ou si elle émanait de la poussière qui s’était durcie d’un coup, en se fonçant de gris, et qui isolait de petits îlots de terre, dans la flaque miroitante que pépé avait évitée et qui occupait la partie la plus centrale de la cour. Cela sentait aussi le foin mouillé. Jamais, nulle part, je n’ai retrouvé exactement ce parfum pimenté d’herbe écrasée, chaud encore de la lourdeur qui avait précédé l’éclatement du tonnerre et des éclairs. La température d’un coup avait baissé, laissant courir sur la peau de mes bras nus un frisson léger. J’aspirais à grande jouissance le bonheur d’inhaler cette odeur-là et pour mieux vivre l’enivrement de mes sens, je humais, comme un petit chien, la nouvelle qualité de l’air.

 

J’aimais aussi ces après-midi arrêtés quand il faisait très chaud, que les volets étaient presque fermés. Mémé se reposait à son tricot tandis que pépé faisait la sieste dans la chambre. Il ne fallait pas faire de bruit. L’horloge seulement échappait à la règle du silence mais elle menait son balancier si sourdement que nous n’y faisions pas attention. Quand l’heure pleine sonnerait, on entendrait pépé s’étirer, donnant le signal de l’éveil. Mado et moi ne pouvions nous empêcher de parler à voix basse puisqu’il aurait fallu se taire. C’était juste avant de descendre au jardin. Il faisait encore trop chaud pour aller cueillir les légumes ou arroser ; désherber, ce n’était même pas la peine d’y penser. Alors c’était le temps de la paresse. Dans la cour aussi, le soleil tapait trop. Comme nous n’avions pas grand-chose pour nous occuper, nous cherchions à taquiner Perdreau sous la table, en allongeant ses grandes oreilles de cocker pour en faire un tapis. Mais ce bon chien patient grognait un peu et mémé disait : « Attention, les enfants, vous allez réveiller pépé ! ».

 

(…)

Je n’arrivais pas non plus à soutirer la moindre confidence à mon grand-père à propos de la Grande Guerre, la sienne, celle qu’il avait faite, qui lui avait valu, sur un papier encadré avec le dessin d’une médaille, de respectueuses félicitations pour son sacrifice au service de la patrie et qui ornait le mur de sa chambre au-dessus de son lit. Son visage de quarante ans et plus peut-être y est photographié dans un médaillon entre deux tiges de laurier. J’aimais l’Histoire. J’avais de bonnes notes à l’école, une très grande curiosité. Je voulais savoir. J’aimais apprendre. Je lisais avec avidité les numéros de la revue « Historama » que j’allais récupérer dans le local à papier, dans le sous-sol de l’immeuble où mon père, concierge, les rassemblait avant de les faire évacuer. Je découpais les reproductions de tableaux pour faire des dossiers en cours d’arts plastiques. Je me servais particulièrement des versions vraies d’un jeu des sept erreurs qu’un magazine publiait chaque semaine. Je restais des heures enfermée le samedi après-midi dans cette petite pièce sans fenêtre pour recueillir toute une bibliothèque avant que le précieux savoir ne soit emporté dans une benne. J’aurais adoré faire un exposé sur la guerre de mon grand-père. J’aurais voulu couronner ses blessures devant mes camarades, impressionner mon professeur par son voyage aux Dardanelles. J’aurais voulu savoir surtout ce qu’il avait vu, fait, vécu, pensé, ressenti, quelles épreuves il avait traversées, lui. J’étais loin d’avoir lu les lettres des poilus qui n’ont été éditées que beaucoup plus tard. Mais j’aurais aimé qu’en quelques témoignages il me confie son existence de poilu… Je n’ai jamais pu lui soutirer le moindre mot. J’ai essayé de bien des manières de le convaincre de me raconter. Aucune réponse à mes questions. Il ne parlait pas.

 

Avec mémé non plus… on n’en parlait pas.

 

Aujourd’hui, on nous rabâche notre devoir de mémoire et on n’en finit pas de célébrer les héros disparus et de commémorer les événements inoubliables par lesquels nous sommes devenus un peuple libre et brillant. On nous somme de reconnaître leur sacrifice et de rendre hommage à leur courage. En 1914, une propagande symétrique leur faisait croire que la guerre était utile et que l’Allemand devait être vaincu, ogre de l’Europe, pour que perdure la grandeur de notre pays. Personne ne disait à l’arrière les horreurs du front qui conduisaient à la mutinerie de pauvres bougres de vingt ans bientôt fusillés pour l’exemple. Et quand ils sont revenus, fous et mutilés, on ne pouvait pas supporter leurs gueules cassées. On préférait qu’ils se taisent sans doute. En tout cas, eux ils préféraient se taire. Je pense que l’expérience d’ennui, de saleté, de peur et de sang qu’ils avaient de façon inouïe laissée derrière eux dans des paysages explosés et boueux était simplement indicible. Même s’ils avaient su raconter, ces paysans sans verve, qui les aurait crus, qui aurait compris ce qu’ils avaient réellement vécu ? Et qui se souciait alors de guérir leur traumatisme ? Il suffisait qu’ils se remettent au travail, qu’ils retournent bêcher la terre qui les avait enterrés, qui avait tué leur jeunesse et certainement toutes leurs illusions sur la condition humaine.

 

(…)

 

Elle disparaît lors de la visite du jardin. Bien sûr elle n’avait pas suivi les autres. Elle était restée assise à la fenêtre de la cuisine, tout le temps de leur absence, telle qu’on la voit dans la troisième séquence. L’instant est furtif cette fois mais j’ai tout retrouvé, son visage tourné vers l’extérieur, la position des mains immobiles sur les genoux, la silhouette noire arrimée à la chaise, comme faisant corps avec elle, dos au buffet dans le petit coin à côté de la fenêtre. C’est une seconde d’éternité pour moi cette image car c’est toujours ainsi qu’elle m’apparaissait quand j’arrivais à la maison les dernières années. Elle avait toujours l’air de m’attendre en me guettant, comme elle avait dû attendre mes parents et leurs invités à partir du moment où ils étaient partis en promenade. Le « coucou » que je disais en ouvrant la porte la faisait se détourner de son poste de guet, elle me regardait pour m’accueillir, et toute sa tendresse se lisait dans son regard. La première fois que je suis retournée à Saint-Rémy après sa mort, quand je suis entrée dans la cour, que j’ai regardé la fenêtre et que je n’ai pas vu le coin du rideau s’écarter légèrement, j’ai compris qu’elle ne serait plus jamais dans le petit coin de la cuisine et le monde entier soudain s’est vidé. Mon cœur a chaviré de tristesse, j’ai revécu le chagrin insupportable qui m’a assaillie quand je suis rentrée dans ma chambre, revenant chez moi après le jour de son enterrement. J’étais totalement seule devant le lit qu’elle m’avait donné où j’allais entrer, en sachant que je n’y trouverais aucun repos, aucune consolation, aucun secours, aucune étreinte et j’étais à nouveau la petite fille de Saint-Germain, perdue, perdue, qui s’abandonnait en pleurant. « Ma mémé, ma mémé… ma mémé… ma mémé est morte. »

 

(…)

 

Vingt années entières séparent ce moment d’aujourd’hui puisque talentueuse, elle a passé au moment de la Toussaint et les premières pluies d’automne balayent les arbres qui s’endeuillent après un été indien exceptionnel de douceur et de longueur. Mais je n’ai plus aucune tristesse maintenant quand je pense à elle. Au contraire. Je suis si souvent dans sa présence enfermée dans l’écrin de mon cœur que je ressens de la joie, presque de l’exaltation, quand mes souvenirs et ma tendresse continuée la font revivre sur « l’écran noir de mes nuits blanches » selon la belle formule de Nougaro. Je suis en douceur avec son existence que je prolonge en la revivant et qui me nourrit, qui nourrit mon esprit et apaise mon corps, comme quand, dans l’émoi amoureux des premiers frémissements de ce qui se découvre, on est capable de se mettre en joie rien que par la pensée de l’autre, en dehors de sa présence.

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A propos de l'auteur : Marie Agullo

Marie Agullo

Marie Claude Simoes est née le 19 novembre 1953 dans l’Allier. Professeur agrégé de lettres, elle a consacré sa première vie à enseigner la littérature et à apprendre à écrire à des collégiens, en Picardie, en Normandie, dans le Nord et en Auvergne. Elle commence sa deuxième vie en signant son premier roman de son nom de femme.