LE VENT

Le vent : perception et symbolisme

Ebook : 9.99 
Livre Broché : 19.90 

Le vent est un élément des climats qui m’a fasciné d’abord par l’étude de l’érosion éolienne dans les déserts, puis par celle des mécanismes atmosphériques qui l’engendrent et dont l’existence jalonne l’évolution climatique de la planète. En effet, le vent est présent sur l’ensemble de la Terre et prend journellement des aspects variés : légère brise faisant frissonner les baigneuses alanguies sur la plage, cyprès et peupliers courbant l’échine sous les rafales de mistral, tempête sur les cimes rocailleuses du Ventoux. Ces manifestations se déclinent de la douceur printanière à la violence des cyclones tropicaux, mais aussi suivant les espaces où souffle le vent : atmosphériques, maritimes et littoraux, continentaux. La présence quotidienne du vent a contraint les sociétés humaines à s’en protéger et à l’utiliser comme source d’énergie (marine à voile, moulins et éoliennes), mais aussi à le percevoir et le décrire suivant les milieux géographiques. Enfin, sa présence, sa durée et sa force ont conduit les hommes à le symboliser à travers les religions, les légendes, la littérature et les arts.

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Extraits du livre

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L’énergie du vent et la marine à voile

La navigation à voile est, en effet, connue depuis la Préhistoire. La preuve en est la découverte, sur les côtes maghrébines et aussi à l’intérieur des terres, d’éclats, mais aussi d’outils (hachettes en obsidienne) provenant des coulées volcaniques de l’île de Pantelleria, située dans le canal de Sicile ! Certes on peut toujours penser que nos ancêtres ont atteint cette île isolée et de faible superficie à la force des rames mais il est plus probable qu’ils ont utilisé des radeaux ou des pirogues équipés d’une voile pour y accoster. (p. 11)
Les premières régates très huppées rendirent célèbre le Solent : bras de mer entre l’Angleterre et l’île de Wight. Par beau temps, il apparaît comme un large fleuve paisible sur lequel naviguent des myriades de voiliers de toutes tailles, posés sur la mer comme autant d’oiseaux blancs. Cowes, la capitale de l’île, est certainement le port de plaisance le plus connu au monde. Il excelle depuis la fin du XIXe siècle dans l’organisation des régates et des rassemblements de voiliers de toutes sortes. L’histoire de Cowes est étroitement liée à celle du Royal Yacht Squadron dont le château et les terrasses, gardiens des grandes traditions navales de l’époque victorienne, dominent le Solent. La semaine des régates de Cowes est, à la fin du XIXe siècle, une manifestation fastueuse et mondaine. Les monarques d’Allemagne et d’Espagne, le tsar de toutes les Russies, le prince Albert, époux de la reine Victoria, s’affrontent sous l’œil attentif de la reine, depuis les jardins d’Osborne House où elle passe, pendant quarante ans, les vacances d’été. (p. 15)
En Provence, l’urbanisme et l’architecture sont marqués par l’influence du vent

Les beffrois et certains clochers provençaux, par exemple, présentent, à leur sommet, un campanile en fer forgé. Ces édifices finement ouvragés apparaissent en Provence au XVIe siècle. Ils renferment une cloche et ont été construits pour offrir au vent, et notamment au mistral, une moindre résistance. Ils sont souvent surmontés d’une girouette. (p. 28)
Les oiseaux et le vent

L’une des zones les plus observées pour la migration des oiseaux est le détroit de Gibraltar, entre le cap Spartel et le cap Trafalgar. Par exemple, par vent d’est fort, les rapaces migrateurs, qui quittent le Maroc pour l’Europe, s’observent sur la côte ouest de la péninsule Tingitane, à partir de Larache et surtout au niveau du cap Spartel où leur concentration est fonction de la force du vent. En réalité, ils sont amenés sur la côte atlantique par un effet de dérive sur le continent, contre lequel ils ne paraissent pas lutter ; ensuite, ils rectifient leur trajectoire en longeant, vers l’est, la rive sud du détroit et ils volent d’autant plus bas que le vent est fort. Les cigognes qui, en automne, regagnent le Maroc, prennent, par fort vent d’ouest, une route est entre le cap Tarifa et Ceuta, alors que, par vent d’est, elles obliquent à l’ouest entre le même cap mais survolent la ville de Tanger. Le comportement des balbuzards pêcheurs s’apparente à celui des cigognes. (p. 74)

Noté 5.00 sur 5 basé sur 2 notations client
(2 avis client)

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Les avis lecteurs

2 avis pour Le vent : perception et symbolisme

  1. Note 5 sur 5

    Gil de Sarsure

    Wouah !!! Voilà une belle somme d’érudition mise à la portée de tout un chacun par l’écriture limpide de Jean Riser, le tout richement illustré par des schémas et des documents variés. Après une telle lecture vous savez tout sur le vent : « du vent des dames qui fait frissonner les baigneuses marseillaises » aux « vents catabatiques qui dévalent sur les polynies » ; mais aussi tout sur « le moulin de Daudet » ou sur « le Kite Wind Generator » ; tout sur le « Coup de vent » de Camille Corot ou sur les planches illustrées de « Boule et Bill »….et bien d’autres choses encore. L’ouvrage est d’autant plus agréable qu’il s’ouvre sur une table des matières très complète qui optimise les recherches.
    Gil de Sarsure

  2. Note 5 sur 5

    Egérie Van Larscimer

    Jean Riser est un homme dans le vent, où que vous partiez dans le monde, sur terre, sur mer, sous les tropiques, dans les déserts ou aux pôles, emportez son ouvrage : « Le vent : perception et symbolisme ». Véritable vade-mecum, il vous expliquera pourquoi le vent vous brûle ou vous glace, pourquoi le vent vous décoiffe ou vous caresse. Mais c’est surtout dans le Sahara que Jean Riser chausse ses semelles de vent quand il vous promène de Nebkas en Rebdous, de Barkhanes en Siouf, de Slouk en Aklès, il flirte avec la poésie ; alors quand il évoque le « Vent des Dames » ou le « Vent des aubergines » ne résistez pas ! Laissez-vous emporter au gré du vent…

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A propos de l'auteur : Jean Riser

Jean Riser

Jean Riser est professeur agrégé de géographie, docteur en géographie physique, professeur honoraire de l’université d’Avignon. Il est spécialiste du Sahara et du Sahel dont il a étudié les évolutions paléoclimatiques et climatiques, les effets de l’érosion hydrique et éolienne sur les paysages désertiques. Il a ensuite étendu ses recherches sur le thème du vent, d’abord dans les déserts du monde, puis dans les autres milieux naturels de la planète.