Jibé

Avis sur 7 écrit par Jibé – 7 ECRIT EDITIONS

Avis 7 écrit éditions Jibé

Destin un jour, Destin Toujours

« Merci 7 écrit édition PARIS, avec un grand M »
Au départ il y a ce fauteuil, devant cet écran et ce clavier, sur lequel on s’assoie. On a bien une idée qui mûrit depuis tellement longtemps au plus profond de soi, alors on la couche sur Word. Après quelques semaines, 162 pages, 90500 mots, on se dit « comment faire maintenant ».

On trouve son manuscrit émotif, on le fait lire à sa femme, qui, émotive, verse sa larme, oui mais justement, c’est mon épouse… On se tourne vers Google, combien m’ont dit qu’il était mon ami ? Désillusion,  on lit de tout, et de rien, mais comment se faire une idée de ce monde, autour de tous ces forums sur lesquels « il y a des gens qui parlent, qui parlent,  jusqu’à ce qu’ils aient enfin trouvé quelque chose à dire » (Sacha GUITRY), mais qui sont les vrais, ceux qui connaissent leur sujet ?

Dépité on éteint, puis on rallume, on cherche une maison d’édition, n’y connaissant rien, et le tapis se déroule, se déroule, se déroule.

Ouah ! Lâche t’on ! On commence par le haut, on arrive en bas de la première page, après avoir ouvert tous les sites propres à ces maisons d’éditions, certaines connues d’autres moins, on évite d’aller sur les autres pages, déjà qu’on est totalement perdu. On ne sait plus, alors, accompagné de ses coordonnées, on envoie sous Word, PDF, son manuscrit à cinq de ces maisons, en se demandant si on a bien choisi, mais le rêve est là, à portée de fibre optique.

Et puis cauchemar, on reçoit des contrats accompagnés d’avis plus qu’élogieux, de chacune de ces maisons, se disant que c’est impossible, qu’il y a certainement anguille sous roche à la vue de ce que vous demande ces maisons en investissement financier, à travers des contrats à mode éditorial participatif, à compte d’éditeur, à compte d’auteur, qui, pense-t-on, restent des comptes d’apothicaires sous forme de factures que l’on trouve néanmoins exagérées.

Et on s’avance dans ce tunnel dans lequel on s’est enfoncé, tout devient noir, on n’a plus envie de rêver, il se dit tant de choses sur les forums, que « l’on ne doit pas payer pour éditer un livre », ce qui revient à chaque ligne, que j’ai le doigt sur le bouton prêt à éteindre le PC, lorsqu’une sonnerie retentit.

Mon téléphone sonne comme pour me tirer de cet appel au secours que je lançais. Un homme se présente, Monsieur Marc-Henry SOLANGE, comme Directeur de publication des  éditions PARIS 7 écrit.
Je regarde mon écran, en effet, j’ai bien envoyé mon manuscrit à cette maison. Monsieur SOLANGE prend le temps de m’expliquer ce qu’est le compte d’auteur, le compte d’éditeur, le compte éditorial participatif que prône sa maison d’édition, qu’il me présente de par la même. Il me parle de mon investissement, du sien, évidemment, vu sous cet angle…
Puis je raccroche le téléphone, c’est tellement soudain, rapide, ça va trop vite, j’ai l’impression d’être dans une foire, que l’on essaie de me vendre quelque chose, sauf qu’il ne sagit là ni d’aspirateurs, ni de casseroles ou autre.

Je cherche sur le net ce que je peux trouver sur 7 écrit, mais rien n’apparaît, « cool » comme disent mes fils. Je ne sais plus, impossible de dormir, trop à penser, à choisir.

Le lendemain, le téléphone sonne à nouveau, Monsieur SOLANGE me propose de me mettre dans la prochaine parution, mais il faut que je fasse mon choix, là tout de suite, dans la journée. Je continue à chercher, je vais bien trouver quelque chose de louche, mais rien, alors je m’approche de la mare, et je me jette à l’eau, je signe et effectue un virement de moitié, non sans avoir téléphoné d’abord à la banque réceptrice, à savoir si je n’étais pas victime d’une vraie « arnaque », mais apparemment non.

Je continue à m’enfoncer dans le sombre de mes pensées, voyant s’envoler mes euros, comme Louis De FUNÈS ses Louis d’or. Je me trouve maintenant dans une spirale, je reçois par mail la couverture de mon manuscrit, telle que je la voyais dans mes rêves, je reçois dans le même temps la correction avec la mise en page, en lesquelles je peux apporter une dernière touche, je renvoie le tout puis, il faut que je verse la moitié restante de cette somme, le cœur bat très fort, est-ce que je suis dans le vrai, ne me suis-je pas trompé, tant pis, et je coule, je coule, c’est bizarre, pour une petite mare, elle est bien profonde…

Quelques semaines se passent, j’appelle Monsieur SOLANGE, n’ayant pas de nouvelles, lequel ne se rappelle pas de moi ni de mon roman.
Je me dis bon ben voilà quoi…
Et puis il m’informe que je vais recevoir bientôt les 20 exemplaires me revenant.

Je raccroche, je vais par hasard sur le site de 7 écrit, et là un miracle se produit, j’aperçois mon roman dans la catégorie « à paraître bientôt », je n’en crois pas mes yeux, je ne vois plus très bien, certainement l’émotion. Quelques heures plus tard, un colis arrive, ha ! encore l’émotion, je vois trouble, pourquoi ? Je ne tiens dans les main qu’un roman, un simple roman, mais c’est bizarre, il y a mon nom, ma photo, il me semble connaître les mots que je parcoure d’ici de là.

C’est pas normal, je suis au fond de la mare, je respire à pleins poumons, il n’y a plus d’eau…

En résumé, il n’est nullement question de marchand de sable, Pimprenelle, Nicolas, mes rêves dépassent la fiction, celle que j’ai écrite, pourtant à 57 ans je découvre à nouveau ce que cela peut être bon que d’avoir des rêves, non pas financiers, non, aux deux tiers « et demi » de sa vie, on est en droit de ne plus espérer de ce  coté ci, mais un rêve, un seul, c’est tellement bon  de s’y accrocher.

Merci 7 écrit édition PARIS, avec un grand « M » merci Marc Henry SOLANGE de m’avoir poussé dans cette mare, sans lui, sans son appel téléphonique, je pense que j’aurais éteint l’ordinateur, las de tout ceci, et que mon manuscrit dormirait au fond de sa mémoire, bien sagement, comme le sont certainement des centaines d’autres de par le monde.

Encore Merci Marc-Henry, non sans oublier l’équipe qui vous entoure.

Jibé

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